SOMMAIRE LES ENJEUX POLITIQUES DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE. 1 Kizito Tioro KOUSSE. 1 RE-PENSER LES DROITS DES FEMMES À L’ÈRE DES NOUVEAUX TYRANS 21 N’guessan Julien KOUAMÉ. 21 Kouadio Siméon KOUAKOU. 21 LE FILS DE-LA-FEMME-MÂLE DE MAURICE BANDAMAN : ENTRE RÉCIT INITIATIQUE ET ÉCRITURE DE LA DÉMESURE. 41 Bi Goré KOE. 41 LE RAPPORT DE LA MALADIE À LA SANTÉ CHEZ CLAUDE BERNARD. 57 Kouacou Firmin Luc KOFFI 57 DÉ֤MOCRATIE ET PROBLÉMATIQUE DE LA MÉRITOCRATIE CHEZ MICHAEL SANDEL 75 Kouamé KOFFI 75 Seydou KONÉ. 75 Kouassi Innocent MISSA. 75 LES MOORYAAN DE MOGADISCIO ET LES « MICROBES » D’ABIDJAN : ÉTUDE COMPARÉE D’UNE VIOLENCE DANS UN ESPACE URBANISÉ. 93 Bakary TRAORÉ. 93 GUERRE ET VISAGE CHEZ LEVINAS : RÉSISTER À LA BARBARIE PAR L’ÉTHIQUE 111 Mylène Stéphanie ILAHIRI 111 LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET HUMAIN DES PEUPLES NOIRS À LA LUMIÈRE DE KANT 131 Daniel Chifolo FOFANA. 131 DIALOGUE INTERCULTUREL ET CONSOLIDATION DE LA PAIX AU SAHEL 151 Abdoulkader NAMATA SAMA IBRAHIM.. 151 LA THÉORIE WALZÉRIENNE DE LA GUERRE JUSTE À L’ÉPREUVE DU TERRORISME SUBSAHARIEN. 165 Dro Rodrigue DIOMANDÉ. 165 LA RESPONSABILITÉ POUR L’AUTRE SUR FOND DE FRATERNITÉ HUMAINE : UNE LECTURE A PARTIR DE LEVINAS. 185 Tiobaté Bérenger SOMÉ. 185 Romuald Évariste BAMBARA. 185   RÉSUMÉ GÉNÉRAL Ce numéro 030-2025 de Perspectives philosophiques, est, en grande partie, une lucarne pour des échanges enrichissants sur la violence entre les auteurs des sciences sociales et humaines. Les textes innovants se rencontrent sur les déclinaisons de la violence humaine et des différentes approches pour la circonscrire. Deux textes épistémologiques montrent que le numéro reste ouvert à toutes les thématiques. Tous ces textes invitent les lecteurs à continuer la réflexion. Bakary TRAORÉ, de l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, traite de la violence urbaine dans « Les Mooryaan de Mogadiscio et les « microbes » d’Abidjan : étude comparée d’une violence dans un espace urbanisé ». Sa réflexion est un effort pour répondre à la question de recherche : « Pourquoi observe‑t‑on la persistance de bandes violentes dans des contextes aussi contrastés – d’une part la guerre interminable qui ravage la Somalie, d’autre part la crise post‑conflit qui sévit en Côte d’Ivoire ? ». Dans « Guerre et visage chez Levinas : résister à la barbarie par l’éthique », Mylène Stéphanie ILAHIRI, de l’École Normale Supérieure, s’intéresse à la violence guerrière à l’aune de la pensée d’Emmanuel Levinas. D’où sa question de recherche « si l’éthique lévinassienne postule que la véritable justice et la paix sociale procèdent du dévouement au prochain, peut-on alors envisager qu’elle constitue une voie pertinente de réflexion pour la résolution des conflits armés qui persistent dans certaines régions du monde ? ». Kouacou Firmin Luc KOFFI, de l’Université Peleforo GON COULIBALY, présente l’un des textes épistémologiques avec « Le rapport de la maladie à la santé chez Claude Bernard ». À cet effet, l’auteur s’interroge en ces termes : « en quoi la médecine expérimentale dépasse-t-elle l’opposition traditionnelle de la maladie et de la santé en fondant une conception unifiée du vivant à partir de la physiologie ? » Revenant sur la violence guerrière pour en proposer une solution, Sama Abdoulkader Ibrahim NAMATA, de l’Université Abdou Moumouni, interpelle sur « Le dialogue interculturel et la consolidation de la paix au sahel ». Plus précisément, il se demande « comment le dialogue interculturel peut-il promouvoir l’intégration communautaire des peuples et garantir une paix durable dans une région marquée par des tensions ethniques persistantes ? ». Du Sahel à la zone subsaharienne, Dro Rodrigue DIOMANDÉ, de l’Université Alassane OUATTARA, continue la réflexion sur la violence guerrière, surtout sous sa forme asymétrique, dans « La théorie walzérienne de la guerre juste à l’épreuve du terrorisme en Afrique subsaharienne ». C’est donc en toute logique qu’il se préoccupe de savoir si « la théorie de la guerre juste, telle que formulée par Walzer, demeure-t-elle opératoire face aux spécificités du terrorisme contemporain en Afrique subsaharienne ? ». N’guessan Julien KOUAMÉ, de l’Université Alassane OUATTARA et Kouadio Siméon KOUAKOU, de l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, se préoccupent de la violence faite aux femmes. Dans « Re-penser les droits des femmes à l’ère des nouveaux tyrans », les auteurs cherchent à savoir « Comment parvenir à une société-cité respectueuse des droits des femmes ? ». « La méritocratie ne serait-elle pas, en définitive, une idéologie justifiant les inégalités, plutôt qu’un véritable moteur d’émancipation citoyenne ? » Telle est le problème qui permet à Kouamé KOFFI, Seydou KONÉ et Kouassi Innocent MISSA, tous de l’Université Peleforo GON COULIBALY, d’attirer l’attention sur le caractère insidieux de la violence morale dans « Démocratie et problématique de la méritocratie chez Michael Sandel ». Avec « La responsabilité pour l’autre sur fond de fraternité humaine : une lecture à partir de Levinas », Tiobaté Bérenger SOMÉ et Romuald Évariste BAMBARA de l’Université Joseph Ki-Zerbo sont sensibles à la violence interpersonnelle. Les auteurs cherchent alors à comprendre si « la responsabilité pour l’autre, dans une perspective levinassienne, ne repose-t-elle pas sur la fraternité humaine ? » Chifolo Daniel FOFANA, de l’Université Alassane OUATTARA, préoccupé par la violence sociale provoquée par la corruption dans « Le développement social et humain des peuples noirs à la lumière de Kant » s’interroge en ces termes « la morale kantienne peut-elle lutter contre la corruption dans les États de l’Afrique noire au bénéfice du développement social et humain ? » Le second texte épistémologique, « La crise écologique et la responsabilité de l’État », a une portée politique. Kizito Tioro KOUSSE, de l’Université Joseph KI-ZERBO, s’y interroge : « Peut-on contourner l’État pour mieux gérer la crise écologique ? » KOE Bi Goré, de l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, réfléchit à la portée politique des parcours initiatiques traditionnels en Afrique dans « Le fils de-la-femme mâle de Maurice Bandaman : entre récit initiatique et écriture de la démesure ». Le texte s’inscrit dans la problématique de l’émancipation du récit initiatique à l’égard de la violence. Les pistes de réflexions sont ainsi ébauchées pour que les recherches en sciences sociales et humaines se poursuivent. Éric Inespéré KOFFI Rédacteur en chef adjoint   1. LES ENJEUX POLITIQUES DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE Kizito Tioro KOUSSE Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso) kousskizi@yahoo.fr ID ORCID : https://orcid.org/0000-0002-1530-5419 Résumé : Cet article montre que la résolution de la crise écologique ne peut échapper à l’intervention